IA : l’heure de l’Afrique
« L’Afrique n’est plus une opportunité future pour l’IA, mais une opportunité actuelle. » Le constat de Tertius Zitzke, PDG de 4Sight Holdings, résume l’état d’esprit qui anime la région. L’entreprise sud-africaine a enregistré une hausse de 16,3 % de son chiffre d’affaires à 1,16 milliard de rands (37,1 milliards FCFA) pour l’exercice 2026, tandis que son résultat d’exploitation bondissait de 45,8 %.
L’adoption de l’IA par les professionnels africains dépasse souvent les moyennes mondiales, beaucoup s’appuyant sur des solutions d’IA générative et d’automatisation. Microsoft a dévoilé des plans ambitieux pour former 3 millions d’Africains aux technologies d’IA, en mettant l’accent sur l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria et le Maroc.
Le Botswana finalise sa politique nationale sur l’IA pour exploiter cette technologie dans la santé, l’agriculture, l’éducation et la gouvernance, tout en garantissant une utilisation éthique. La Zambie a fait de l’IA et des paiements numériques les thèmes centraux de son Tech-Expo 2025, avec pour objectif d’installer plus de 1 000 nouvelles tours de communication pour renforcer la connectivité de dernier kilomètre. L’Angola a organisé son Forum national sur l’intelligence artificielle en 2025, le directeur de l’Institut de modernisation administrative insistant sur la nécessité d’accompagner l’adoption de l’IA de politiques publiques robustes.
La concurrence entre acteurs occidentaux et chinois s’intensifie. Les modèles open source de DeepSeek représentent déjà environ 20 % de l’utilisation des chatbots en Éthiopie et au Zimbabwe. Une bataille qui profite in fine aux utilisateurs africains.
MARCELLIN KWABUSHIELE
- MARCELLIN KWABUSHIELE
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